mercredi 26 août 2009

And I find Hitler in my heart



Antony and the Johnsons - Hitler in my heart

As I search for a piece of kindness
And I find Hitler in my heart

And he is whispering
"As sure as love will spring
From the Well of Blood in Vain, oh Jew!
The Well of Blood in Vain!"
La la la la la la

And I fell into a deeper precipice
With mouths of rapists
Jaws dropped down
Jaws dropped down
Jaws dropped

Don't punish me
For wanting your love inside of me
Don't punish me
For wanting your love inside of me

And I find Hitler in my heart
From the corpses flowers grow

And I find Hitler in my heart
From the corpses flowers grow

And I find Hitler in my heart
From the corpses flowers grow
Flowers grow
From the corpses flowers grow
Flowers grow

J'ai découvert Antony & the Johnsons il y a environ cinq ans. A cette époque, je n'avais pas internet et je n'étais pas assez motivé pour acheter des CDs. Donc j'ai fini par oublier, même si j'avais beaucoup aimé leur musique. Et puis j'ai redécouvert ces artistes il y a tout juste une semaine. Je me suis intéressé cette fois-ci beaucoup plus au groupe, et puis, après être passé par Bird Girl, The Lake ou encore Epilepsy is dancing, je suis tombé sur celle-ci.
Si je l'ai trouvée particulièrement intéressante, c'est parce que d'une part, Antony Hegarty (le chanteur) a vraiment eu du cran pour oser associer "Hitler" et "Heart". Mais j'y ai trouvé aussi une certaine forme d'ambiguité. Parce qu'on y parle bien de sang, de viol... mais on y trouve la volonté d'être aimé par le tyran. Et même à la fin, dans la mort, des fleurs poussent du corps d'Hitler.

Je pense que l'anglais n'est pas compliqué et que vous aurez compris la volonté d'Antony à humaniser le personnage.

C'est comme ça que j'ai fini par m'interroger sur le nazisme, ce qui a dû le provoquer, tout cela... Dans American History X, les nazis disent haïr les étrangers parce qu'ils volent le travail des autres. D'autres sources disent que'Hitler ne détestait pas particulièrement les noirs mais les considérait bel et bien inférieurs aux blancs. D'autres sources, encore, beaucoup plus vastes, justifient la haine d'Hitler envers les juifs pour plein de raisons. Il y a l'idée de la psychanalyse, comme quoi un médecin juif ayant vu sa mère nue l'aurait profondément choqué. Puis il y a encore encore l'idée du vol des juifs, souvent commerçants à l'époque (et pour qui, parait-il, cela marchait très bien). Encore une autre idée: ce qui n'est pas blond, blanc et grand n'est pas parfait et supérieur... Un certain comble, non?

Pour ma part, je pense que pour comprendre les origines véritables des idéologies nazies, il faut chercher plus loin. J'ai passé deux jours à me documenter sur le sujet, et je ne trouve absolument aucune réponse qui me satisfasse. Et à vrai dire, je pense qu'en lisant Mein Kampf, je n'en apprendrais pas vraiment plus. Mais c'est une expérience à avoir. Aujourd'hui, on fait des nazis et d'Hitler de vrais salauds. Mais malgré tout, même si je suis, bien entendu, contre leurs idéologies, je pense qu'il y a de véritables bonnes idées parmi toutes celles qu'ils avaient, aussi extrémistes soient-elles. Après tout, aucun autre chancelier n'aura autant agi qu'Hitler pour son peuple.

jeudi 30 juillet 2009

Le phénix renaît de ses cendres

Je sais, je sais, ça fait longtemps. Très longtemps même. Faut dire que voilà, y'avait le bac à quérir des griffes de l'épreuve de philosophie (que j'ai remportée haut la main, d'ailleurs!). Je me doute bien que les plus impitoyables de mes lecteurs doivent se dire que ce n'est pas une raison... et en effet, ce n'en est pas vraiment une, hein. En plus, faut dire ce qui est. Le bac, c'était il y a presque un mois, tout de même! Le fait est que je me suis senti obligé d'écrire une suite à la nouvelle que je venais de commencer: Le Post-it...

Sans succès, malheureusement.

J'ai écrit pas mal de versions mais aucune ne me convenait. Du moins, elles ne me convenaient pas car l'intrigue devenait inexistante si je la publiais par parties sur ce blog. Donc vous ne lirez pas de suite de cette nouvelle via ce site. Mais je vous promets (nan, mais c'est vrai hein!) que si j'arrive à l'écrire et à la terminer, je la publierais en un seul et long article.

Bref, vous devez vous dire qu'en trois mois, j'ai dû en faire des choses. Ben pas trop en fait. Je sais, je vais raconter ma vie et honnêtement, tout le monde s'en fout. Mais ça me fait plaisir, hein. Ca ne me demande pas trop de réflexion pour écrire, donc ça me va. Après, si j'arrive à trouver une idée d'article, hein vous verrez.

Bon, les points importants à savoir dans ma vie (pas privée, non plus, faut pas exagérer, je vais juste vous parler du peu de choses qui peuvent vous intéresser pour venir sur mon blog, c'est à dire ce qui concerne mes points de vue et mes écrits), j'ai eu mon bac. Vous le savez (et j'ai d'ailleurs cartonné à fond en théâtre, hein! Sans rire! 17/15/18!). Et du coup, j'entre en fac de lettres modernes. C'est drôle de dire ça, parce que quand j'étais petit, je croyais que le bac, c'était une épreuve que les gens les plus intelligents du monde entier de la terre de l'univers qui y avaient accès. Et que moi, ben je pouvais toujours faire un CAP couture (nan, j'ai rien contre toi, Amandine du 38, je rigolais). Mais maintenant, passer du statut de lycée à "étudiant en lettres modernes", faut dire que c'est carrément la classe, hein!
Mais je vais prendre d'avance ceux qui voudraient me poser la question qui me couperait dans mon élan: j'en ai rien à foutre d'où ça débouche. J'ai choisi ma filière, mon orientation.

Bref, revenons aux nouvelles choses. Certains d'entre vous doivent savoir que j'ai participé au concours de nouvelles Georges Sand. Ceux qui ne seraient pas de ma région, et bien sachez que c'est un concours... de nouvelles ("naaaaaaaan!" "Et si!") qui se déroule au sein de la région Centre et auquel peuvent participer tous lycéens de cette région (Putain, j'espère que je me suis pas trompé). Et je vous annonce fièrement que j'ai été présélectionné parmi les 96 textes proposés cette année. Nous sommes donc 23, et il n'en sortira que trois vainqueurs et six accessits! Honnêtement, si j'arrive à être parmi tous ceux là, je dois vous dire que mon ambition reprendra de plus belle. Quant à la nouvelle proposée, je la publierais peut-être lorsque je vous aurais annoncé les résultats de ce concours (en plus, j'ai réussi à faire pleurer des gens avec cette nouvelle, quand même >< J'ai beaucoup d'espoir!).

Bref, je crois que c'est tout ce que j'ai à raconter. Ces vacances ont été et s'annoncent encore très monotones si l'on exclut une formidable semaine de jeux de rôles avec des amis du lycée! (Nan, c'est vrai, j'ai des amis!)
Après, on verra si je trouve de quoi écrire. Espérons que ça ne prenne pas trois mois ><'

vendredi 6 mars 2009

Le post-it (Première partie)

Ce n'est jamais qu'un jour comme un autre. Une marche matinale, direction le travail. Je ne suis qu'un simple employé de bureau. Il est très tôt. Du moins, c'est ce que je ressens. Je suis un fainéant dans l'âme, alors pour moi, huit heures du matin, c'est très tôt. Et j'ai terriblement besoin de dormir. Mais aujourd'hui est un jour qui me plait plus ou moins. En fait, il fait légèrement plus chaud. L'arrivée du printemps, sans doute. Mais cette approche de la nouvelle saison n'a pas retiré la brise légère qui, il y avait de cela plusieurs semaines, s'avérait être une bourrasque fouettant mon visage avec violence. Sans doute que je devrais maudire la saison. Parce que c'est ce petit vent qui est venu perturber ma journée.
Un petit papier jaune flottant dans les airs. Il vole, tourne... si c'était un grand huit, j'aurais vomi trois fois de suite. Mais ce n'était jamais qu'un papier. Si le vent avait été plus violent, sans doute qu'il ne serait pas resté aussi longtemps ici, à tourner autour de moi. Et s'il y avait eu moins de vent, il n'aurait peut-être pas décollé. Mais finalement, le post-it venait se coller sur ma veste. Comme si j'avais été choisi. Et pour cause, je ne pouvais qu'être choisi. C'était un peu comme une obligation. Parce qu'en effet, quand je retirais ce petit papier de ma poitrine, c'est avec un sentiment un peu trop indescriptible pour seulement utiliser le mot "étonnement" que je trouve mon nom inscrit dessus.

Dirge Cold

7:00 PM

Ce que j'aurais pu faire, ça aurait été tout simplement jeter ce papier et oublier. Ce n'était qu'un papier. Un simple papier qui venait se coller par hasard sur ma poitrine.
Un papier qui dénonçait mon nom.
Dénoncer... Je ne sais pas pourquoi j'emploie une telle expression. Après tout, il n'y a que mon nom d'écrit. Et puis une heure. Bon, et ce nom, il aurait pu être écrit dans un sentiment particulier. J'étais sûr et certain que ce n'était pas moi. Je n'avais pas besoin de post-it pour me souvenir de mon propre nom, dans tous les cas. Mais qui avait pu écrire cela? Et comment? Quelqu'un qui me connaissait sans doute. Mais que pouvait-il annoncer? Après réflexion, cela ne pouvait être qu'un inconnu, non? Si c'était un ami, il n'aurait noté que mon prénom. D'autant plus que Dirge n'est pas un prénom commun. On m'aurait reconnu. Oui, sans doute qu'on m'aurait reconnu si on voyait juste mon prénom écrit quelque part et qu'on me connaissait. C'était donc certainement un inconnu. Mais qu'est ce que cet inconnu pouvait vouloir de moi pour écrire mon nom sur ceci? Une demande de renseignement, de l'argent, un don, une aide, ou au contraire, quelque chose que l'on devait me donner à moi.
Mais la véritable question, c'était surtout "Comment était-ce possible que je trouve un post-it avec mon nom dessus alors que personne ne se trouvait dans les environs?" Parce que c'était le cas. Si je regardais autour de moi, je ne voyais jamais que les magasins encore fermés. Personne aux alentours.
Et puis, pourquoi dix-neuf heures? A cette heure là, je rentrais généralement chez moi. Je vis seul, et je ne vois pas ce qui pourrait m'attendre à la maison mis à part la télé, mon chat et des plats préparés. C'était un peu trop juste pour que l'on puisse me fixer un rendez-vous à une heure pareille. Enfin... Je ne pouvais rester là à me poser des questions. Cette découverte avait tout de même dévoré dix minutes de mon temps, et j'allais arriver en retard au bureau. Je pliais donc le papier en quatre, le mettait dans ma poche, et continuait ma route. Je ne pouvais qu'avoir les réponses au long de la journée.
Cinq minutes m'ont suffit pour que j'atteigne enfin le bureau. Accueil habituel de l'intendante et son regard méfiant par dessus son quadruple menton, petite tape amicale de Théodore, un collègue que je ne connais même pas mais qui pense connaître tout le monde, petite récupération beignets auprès d'un autre collègue que je ne connais pas mais que, de toute façon, tout le monde apprécie pour sa générosité (il devait certainement avoir des actions avec le pâtissier), et enfin, j'arrive à mon bureau et allume mon ordinateur. J'avais presque oublié le post-it, mais il était toujours dans ma poche. Je n'ai pu passer à côté quand je fus obligé de récupérer ma clé USB pour traiter les dossiers de certains "clients". La partie autocollante n'adhère plus, mais bizarrement, j'ai eu très envie de le coller au coin supérieur droit de mon ordinateur. J'emprunte alors du scotch, le colle, et contemple le papier jaune. Dirge Cold. 7:00 PM. Rien d'autre de particulier. Je tente de comprendre, mais mes pensées sont vite coupées par la venue de mon patron. Il me gronde comme un enfant pour mon retard. Et comme une taquinerie amicale, quoiqu'un peu abusive selon moi, il veut que je lui paye un café. Connard, je pense. Mais bien entendu, je réponds "avec plaisir."
Oui, parce qu'il me taquinait. Je ne sais pas pourquoi il avait tant envie d'être copain avec moi. De toute façon, il veut bien se faire voir dans toute la boîte. Le truc c'est qu'on en pense tous que c'est un patron comme un autre. Il engage, il licencie, il conclue. Comme tous les patrons. Mais lui, il offre et exige des cafés. Je suppose que le café est un nouveau moyen de communication en notre bas monde qu'est le bureau. Si l'on veut engager une conversation avec un inconnu, chose rare, certes, mais qui arrive... je crois qu'on demande une cigarette. Ou du feu. Je déteste que l'on m'oblige à faire quelque chose. Encore plus payer quelque chose à quelqu'un. Enfin, je suis résigné. Alors je le suis. Un crâne luisant, une pièce qui tombe dans sa vieille main dotée de tâches brunes, la même pièce dans la machine, les doigts à la peau frippée et aux ongles rongés tapotant la machine, et le premier café noir tombe. Café qu'il boit le premier. Le second est pour moi. Enfoiré, et la politesse?
- Mr Cold, quelque chose de prévu ce soir?
- Non.
- Vous auriez envie de...
- J'ai encore quelques dossiers à terminer.
- Oh, vraiment p...
- Je ne peux pas, désolé.
Je finis mon café d'un trait, me brulant presque. Non, mes dossiers m'emmerdaient. Aucune envie de m'occuper d'eux. Je voulais surtout, justement, savoir ce que je ferais ce soir là. Mais pour l'instant, je m'en retourne devant mon ordinateur. Et je joue à Pacman. Son créateur était certainement un génie.

Vous avez de la chance ><

Comme vous avez pu le voir, chers fans qui vous délectez de mes articles et de ma haine de la plage et des parcs d'attraction, j'ai, suite à certaines plaintes, décidé de changer la couleur d'écriture de ce blog.
Je sais, c'est blanc. Et le blanc, c'est un peu comme la pureté. Et la pureté, c'est nul.
Sachez, jeunes enfants, que la seule raison pour laquelle j'ai décidé de céder à vos plaintes de sales petits gamins à qui l'on aurait volé les biberons, c'est parce que si je décidais de vous mettre du caca de chat dans les yeux, vous ne pourriez plus lire. Et si vous ne pouvez plus lire, sur ce blog, je serais le dieu de qui?
HEIN?
Bref. J'ai donc décidé de mettre un terme à mes actions avec Atole pour le bien de vos n'yeux. Mais j'espère que vous serez assez intelligents pour tout de même me donner une rémunération de de 1€30 TTC pour chaque minute de lecture passée sur ce blog =3 Car oui, à défaut de ne pas vous demander de laisser des cOmMmM'z par centaines pour chaque article, je préfère de loin une petite rémunération ^w^/
...
Oh... Vous ne voulez pas...
...



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vendredi 20 février 2009

Hey, je suis gothique, ça te dit une scarif?

Loin de moi l'idée de vouloir m'attirer les foudres de certaines personnes orientées vers ce mouvement: j'en suis (plus ou moins). En vérité, si je crée cet article, c'est pour mettre les choses à peu près au clair. Je sais, ça ressemble un peu à la révolte du jeune adolescent "eeeeh chuis diférant alor tolérense, oké?", mais comme vous avez dû vous en rendre compte, si vous lisez ce blog depuis le début, je suis du genre à faire des satyres de pas mal de choses. M'y voici donc, je vais être clair, le gothisme (houlala, je vais me faire écorcher vif par ceux qui ne vont pas apprécier d'entendre cette appellation) n'est PAS une attitude.
Par pitié, cessez, je vous en prie, de croire que c'est un art de vivre, une façon d'être.

Oui, je vais briser les rêves de certaines personnes qui auront basé leur existence sur ceci, mais quand je vois jusqu'où on en arrive avec ces conneries de préjugés, je commence à me dire qu'il serait temps d'expliquer certaines choses non seulement à l'ensemble de la population qui n'y connaitrait rien et se permettrait de juger, mais aussi à tous ces pseudos "gothiques".
Bon, explication. Le mouvement gothique, ça commence par l'architecture. Puis il y a la littérature (le roman gothique). Et ensuite, vient la musique. Puis alors, il y a l'esthétique gothique: le style, qui se base sur le fantastique, le cinéma, la musique et surtout... le roman gothique =3 (Et non, pas de satanisme les enfants, y'a rien de plus athé qu'un gothique)

Et c'est tout.

Non, les enfants. Le fait qu'il y ait une culture littéraire gothique ne rend pas forcément possible le fait qu'il y ait une façon d'être. J'ai envie de dire, si vous voulez vivre dans une ambiance gothique comme dans ces romans, lisez Dracula. Oui, c'est classique, mais à mon avis, ça va vous refroidir à l'idée de "vivre de façon gothique".
Oui, je suis gothique... dans le style. On ne peut pas dire que l'on est gothique dans l'âme. Y'a pas longtemps, j'ai eue une discussion quelque peu marrante avec une amie.

"Au fait, pourquoi gothique?
- Pourquoi pas?
- Quoi? Sans raison?
- Il en faut?
- Je sais pas, par exemple, *bip* est gothique parce que ses parents sont alcooliques."

Absolument désolé pour *bip*. Mais des gens dépressifs, on en trouve même chez les wesh et les tecktonik killer. A ce propos, vous devez penser que je crée cet article simplement pour défendre un mouvement qui s'avère finalement n'être principalement qu'un style musical et vestimentaire à notre époque. Chose plutôt idiote et peu mature. Ben en fait, vous avez plutôt raison, je défends un peu mes intérêts, mais au moins, je pense que je parais légèrement moins con à côté de ceux qui se disent gothiques parce qu'ils "vivent de façon sombre" (expliquez moi comment on fait, je dois manger des céréals au chocolat noir eu petit dej'?). Mais j'ai envie de rajouter quelque chose. Sous prétexte qu'ils se croient en marge de la société, ils se disent gothique. Mais tout le monde a un bout de caractère en marge de la société nom de Dieu ><' Vous voulez un putain d'exemple? Eh ben vous allez rire. Les Tecktonik killers! Voilà, on en est arrivé aux pauvres gusses qui secouent les bras alors qu'à l'origine, vous savez ce que c'était?
Mouvement electro: dans les boîtes, on frappait des jambes sur le sol. Lien avec la tectonique des plaques. Et paf, la généralisation a tout changé et on en est arrivé à une évolution bidon, mais alors bidon.
Comme certains pokémons. Ils sont mignons petits, mais alors qu'est ce qu'ils sont moches une fois grands. Faut croire que tout ce qui commence à être médiatisé, ça devient de la merde. Après tout, même si ce groupe, selon moi, n'est absolument pas assez abouti pour mériter sa médiatisation, Tokio Hotel n'était pas aussi critiqué avant d'être connu.

mardi 3 février 2009

La conscience du roi Bic.

On dit que Dieu a créé l'homme à partir de la boue. On dit aussi qu'étant à l'image de Dieu, nous avons une partie de sa divinité. Alors, lorsque l'on crée quelque chose, ne serait-ce pas possible de lui donner vie et conscience?
En particulier en ce qui concerne certains objets, particulièrement sophistiqués. Nous sommes de la terre (parait-il, hein), mais nos créations peuvent comporter bois, plastique venant du latex de certaines créatures et certains arbres, du minerai, du cuir... N'est-ce alors pas possible, avec des choses si sophistiquées, que nous puissions donner vie à ce que nous créons? Le souffle pourrait être une chose donnée aux êtres vivants pour survivre. Les "choses" seraient alors certainement supérieures à nous concernant leurs physiologies. En effet, nous pouvons mourir d'un empoisonnement, d'un coup, d'une chute... les hommes sont en fait particulièrement vulnérables.
Mais concernant les objets, prenons par exemple le stylo bic: Il ne se rompt pas, il ne risque pas l'empoisonnement... mieux encore: s'il se rompt, il peut encore être réparé.
Et d'ailleurs, qui peut affirmer que les objets ne pourraient pas penser quand nous, originaires de la terre, le pourrions? Simplement, nous ne le saurions pas. Sans doute qu'ils le peuvent, les ordinateurs pensent déjà à notre place pour de nombreuses choses... mais les hommes les configureraient jalousement pour qu'ils ne communiquent pas ce qu'ils pensent. Les fourbes! Auraient-ils peur du grand savoir des choses?
Aussi, l'objet a toute une vie pour philosopher. En effet, lorsqu'on l'utilise, c'est nous qui le manipulons. Doit-il agir de lui même? C'est nous, grâce à la physique, qui faisons agir l'objet. Alors l'objet ne ferait aucun effort mais penserait tout de même. Mais comme le disait si bien Pascal, "le plus grand malheur de l'homme vient du fait qu'il ne peut demeurer seul dans sa chambre". L'objet ne peut se divertir pour ne pas penser à sa situation malheureuse. Alors il serait plein de mélancolie.
Le roi Bic serait donc invulnérable, perfectible dans sa consistance puisqu'il peut être modifié et réparé... Et surtout, il a la possibilité de vivre durant bien plus longtemps que nous, hommes. Mais même s'il possède ce rang de roi, il en est dépossédé. Car, en effet, nous hommes, continuons de le manipuler. D'autant plus que ce pauvre Bic ne possède pas la langage. Ou alors, s'il le possède, nous ne connaissons pas. Et même si souvent, le roi Bic se retrouve dans un pot avec ses sujets ou encore dans une trousse... il a toute une vie bien plus longue que la nôtre, même s'il se rompt. Il sera difficile, vous en convenez, de tuer un membre du peuple des stylos, car rares sont les personnes qui en ont le but. Et dans ces cas-ci, même si on les rompt, on peut les réparer ou prendre d'autres pièces pour les reconstituer. Ainsi donc, même après l'abandon que nous en faisons et que nous appellerions alors leur mort (qui ne l'est pourtant pas), le roi Bic réfléchira encore. Alors, puisqu'il vivra encore, il en restera au plus grand de ses échecs jusqu'à ce qu'il se fasse recycler. C'est à ce moment que commencera pour lui une réincarnation mais pourtant, la même vie et le même malheur.
En effet, que doivent penser ces pauvres objets? Si on les dote d'une consience, d'une autre forme de vie que nous serions capables d'attribuer, grâce à notre (soit-disant) Dieu... alors ils resteraient à jamais dans le malheur. Après tout, nous les utilisons toujours. Il ne sont que des choses dont on ne prend pas même compte de leurs sentiments. Et puisqu'ils n'ont rien à accomplir par eux-même, puisque c'est nous qui enclenchons leurs mouvements et leur imposons des limites (par exemples, les ordinateurs, les calculettes), ils n'ont rien d'autre à faire durant leur vie que de réfléchir... et ainsi, bien qu'ils deviennent alors sages, il ne peuvent s'empêcher de penser à leur situation misérable. Les objets sont donc sages, mais pourtant malheureux.
Et sans doute que nous, hommes, sommes incapables de concevoir que de tels objets aient une sagesse supérieure à la notre, grâce au peu de limites qu'elles ont durant leur vie. Alors, on décide de ne pas attribuer de conscience aux objets.

Lorsque votre ordinateur plantera, plutôt que de le frapper en hurlant, demandez lui gentiment d'agir... Peut-être vous accordera-t-il le pardon... Après tout, le Dieu Ballon a réussi à dépasser des sommets... tout comme le Mantor, roi des manteaux et Brosse, dieu des brosses à dents. Et cela, grâce à l'humanité.

dimanche 25 janvier 2009

The Orange Toothbrush of Cyprien*

*La bouilloire en bois de trente litres au chauffage à gaz de la chambre 18.

Je laisse de côté les satyres sur le monde entier pour parler d'un sujet bien plus intéressant encore.
Les enfants, il est temps de vous faire l'éloge non pas de Cyprien, sinistre personnage qui hurle au bâtard et au golbute lorsqu'il aperçoit d'étranges personnes sur son livre de géographie... mais de sa Brosse à dents orange. Mais que dis-je! "sa" Brosse à dents? Non, je ne peux que la nommer Brosse, Brosse à dents. Car nous sommes d'accords, il est absolument impossible de posséder un être. Et Brosse est autonome. Plus grand encore que Ballon, dont nous avons parlé dans l'article précédent, le compagnon de Cyprien est un être à part entière. Oh! Non! Je vous vois déjà arriver avec cette question futile! "Pourquoi cette brosse à dents est si spéciale?" Non! On ne dit pas "cette brosse à dents"! Ce n'est qu'un manque de respect incommensurable de votre part, jeunes malotrus! Brosse est un être. Mieux encore, on ne pourrait pas même le comparer à notre état d'humain ou notre monde. Car lui, est tout à fait spécial.
En effet, dans le monde des brosses à dents, Brosse en est le Dieu. Pourquoi? Et bien, il en est ainsi. Sachez, jeune petits apprentis, que si vous avez le malheur de ne serait-ce que caresser son manche caoutchouté, vous en subirez les conséquences. Car son compagnon se fera alors une joie de porter Brosse pour le satisfaire de votre chair sanguinolente.
Je devine vos sourires moqueurs derrière vos écrans, mais pourquoi voudriez vous donc retirer à Brosse tout son caractère divin? Il faut dire qu'après tout, plutôt que de se déplacer elles-mêmes, les brosses à dents appellent à nos bras, quand bien même nous pourrions décider de ne pas nous laisser gouverner par leur race. Mais il en est ainsi. Elles n'appellent pas à entretenir notre hygiène bucco dentaire! C'est nous qui nous tournons vers elle. Aussi, à l'instar du Mantor, Roi du royaume des manteaux dont j'ai traité de l'existence il y a peu, avec ma chère amie, Laraannain, nous ne pouvons vivre sans Brosse, mais Brosse peut vivre sans nous. Et contre toutes attentes, mon cher et sinistre ami Cyprien a tout à fait compris le principe. C'est pourquoi il glorifie du mieux qu'il peut l'existence de Brosse.
En effet, il la glorifie à un tel point que c'est à présent crainte et peur qui règne dans tout l'internat du lycée Alain Fournier. Seule une poignée de personnages tels que moi, mes compagnons de chambre, les occupants de la chambre 16 et ceux de la chambre 18, gardienne du trône de Brosse, sont capables de contempler sa grandeur. Seule une personne a osé la toucher. Cette personne fit partie intégrante, de la chambre gardienne. Et pourtant, ce fut comme l'un des plus grands sacrilèges. Mais même si c'en fut un, je me permets de remercier le personnage qui nous a, ainsi, informé du caractère déifié de Brosse à dents. Paix à ton âme, Romain. Que ton esprit repose en paix, parmi les magasins de sucres d'orge et de bonbons au chocolats qui sont au paradis. Ou pas.
Et pourtant, ce jour là, cette folie meurtrière ne vint pas immédiatement de Brosse. Ce fut, bien au contraire, son compagnon, Cyprien, qui a agit à sa place. Faire passer une telle fureur dans le corps d'un autre! Voilà un stratège bien trouvé! Plutôt que de se risquer à user de sa propre force pour frotter impitoyablement les yeux et un tas d'autres orifices (yerk) du corps alors banni de la chambre 18, c'est son gardien, Cyprien, qui aura empoigné lui même le corps divin de Brosse et aura frotté à mort le pauvre Romain. Heureusement, ce dernier avait un point de destin. Quoique, je pense que le paradis des chocolats devait être bien plus sympa.

Une semaine vient de s'écouler depuis que j'ai commencé à composer cet article...

Depuis, j'ai appris juste lundi dernier que mon ami gardien du Dieu Brosse avait perdue cette dernière. Mais, contrairement à ce que vous pourriez penser, je n'ai pas eu peur. Je n'ai ni même été outré par cette découverte. En effet, peut on dire que l'on perd matériellement une personne? Impossible, les enfants! Brosse s'en est allé. Sans doute a-t-il enfin compris que Cyprien n'était pas digne de le protéger et inversement. Alors, il s'en est allé de lui même, de par ses propres moyens. Ou alors, sans doute a-t-il croisé un être plus capable de s'occuper de lui et de le vénérer. Reste à espérer que Cyprien, lui, s'en sorte. Sans doute y arrivera-t-il, mais il ne possèdera plus jamais le même Brosse...